
LES SCIENCES DANS PLATO
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LES QUESTIONS RÉCURRENTES
PLATO peut-il découvrir une “seconde Terre” ?
L’un des grands objectifs de PLATO est de repérer des planètes de taille proche de la Terre, situées dans la zone habitable de leur étoile, c’est à dire à une distance où l’eau pourrait rester liquide à leur surface, comme sur Terre.
Une fois ces exoplanètes découvertes et caractérisées avec précision leur taille, masse et âge, les missions suivantes auront pour objectif d’étudier leurs atmosphères afin de déterminer leur habitabilité. Notamment avec la mission ARIEL de l’ESA, qui sera la prochaine mission de taille intermédiaire (M-class) après Plato, ou encore avec le futur télescope ELT (Extremely Large Telescope, le plus grand télescope optique de l’histoire).
Quand et comment PLATO sera-t-il lancé ?
Le lancement est prévu pour le mois de janvier 2027, avec la fusée Ariane 6, décollage de Kourou en Guyane. Une fois dans l’espace, PLATO sera placé au point de Lagrange L2, à 1,5 million de kilomètres de la Terre, du côté opposé au Soleil. De cette position, il aura un ciel dégagé en permanence et une grande stabilité thermique, ce qui en fait un endroit idéal pour observer sans interruption.
PLATO observera le ciel pendant au moins 4 ans, et jusqu’à 8 ans ou plus selon les consommables disponibles. Il surveillera plus de 200 000 étoiles pour détecter les transits planétaires et pour étudier les étoiles par la méthode de l’astérosismologie. Il pourra ainsi découvrir et caractériser précisément les exoplanètes et leurs étoiles, et notamment, les petites planètes de type Terre situées dans la zone habitable de leur étoile.
Les données PLATO seront-elles accessibles au public ?
Oui, les données de PLATO seront mises à disposition de toute la communauté scientifique, et plus tard du grand public.
Les 26 caméras du satellite Plato enregistreront la luminosité de centaines de milliers d’étoiles. Ces données brutes seront traitées par le consortium scientifique européen (PMC). Après une période de 1,5 ans réservée aux chercheurs de la mission, les données du “prime sample” (20 000 étoiles) seront librement accessibles dans des archives ouvertes de l’ESA. Pour le reste des étoiles, soit plus de 90%, l’accès du grand public aux données sera possible 6 mois après chaque période d’observation de 3 mois.
PLATO abordera aussi une variété de thématiques scientifiques complémentaires grâce à un “Guest Observer Programme”. L’ESA invite la communauté scientifique à soumettre des propositions de temps d’observation via des appels à propositions. Le premier appel est prévu 9 mois avant le lancement de l’instrument.
Pourquoi faut-il suivre une étoile pendant plusieurs années ?
Pour découvrir des planètes autour d’une étoile, Plato utilise la méthode du transit : on observe de légères baisses de luminosité de l’étoile lorsque la planète passe devant celle-ci. Mais certaines planètes, comme la Terre, tournent autour de leur étoile lentement. La Terre prend 1 an pour faire le tour de son étoile.
Et pour être sûr de sa découverte, il faut observer au moins trois passages de transits. PLATO, dont un des objectifs est de découvrir des exoplanètes à orbites longue similaires à celle de la Terre, observera certaines étoiles pendant plusieurs années d’affilée.
Le concept d’observation des transits planétaires de la mission Plato © platomissionconsortium
PLATO travaillera-t-il avec d’autres missions spatiales ?
Oui, ses observations sont préparées et ses découvertes seront complétées par d’autres missions spatiales comme Gaia, JWST et Ariel, qui apporteront plus de détails sur les étoiles et les atmosphères planétaires.
Mission Gaia
Cartographier en 3D plus d’un milliard d’objets de notre galaxie avec précision.
James Webb
Observation et caractérisation des confins de l’Univers.
Mission PLATO
Détection et caractérisation (taille, masse et âge) de systèmes planétaires.
Mission Ariel
Étude des atmosphères planétaires des exoplanètes connues.
Comment construit-on et teste-t-on le télescope PLATO ?
PLATO sera équipé de 26 caméras ultra-précises pour observer les plus petites variations de lumière. Parmi ces caméras, 24 seront utilisées à une cadence moyenne pour l’observation du ciel, et 2 caméras ultra rapides seront utilisées pour l’étude des étoiles très brillantes, ainsi que pour contrôler et stabiliser le pointage du satellite
En France, des laboratoires travaillent sur plusieurs aspects :
- Logiciels de contrôle et de traitement: développer les programmes qui pilotent les caméras et analysent les données directement dans le satellite.
- Calibration des caméras : s’assurer que chaque caméra fournit des données viables et précises.
- Tests en conditions extrêmes : simuler le vide de l’espace et les variations de température pour vérifier que le matériel résistera aux conditions spatiales.
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