Les deux parties principales de Plato sont arrivées le 1er septembre aux Pays-Bas par bateau depuis l’Allemagne, où il quitte la salle blanche d’OHB, pour rejoindre celle de l’ESTEC aux Pays-Bas.
L’assemblage de Plato est terminé
Dès le 9 septembre, peu après son arrivée, les ingénieurs de l’ESA ont commencé les opérations d’installation du bouclier et des panneaux solaires de Plato, en les suspendant afin de les accrocher au module de service. Ils ont ensuite manoeuvré les panneaux solaires et le bouclier suspendus pour l’aligner avec précision sur l’arrière du satellite, avant de finir son assemblage. Ces 2 éléments sont essentiels à la mission Plato. Une fois en orbite, les panneaux solaires captent la lumière du soleil pour produire de l’électricité nécessaire au fonctionnement des équipements électroniques du satellite. Le bouclier, lui, protège les équipements scientifiques de la lumière du Soleil. Notamment, les 26 caméras qui doivent être maintenues à une température basse d’environ -80°C pendant toute la durée de la mission.
Les tests commencent pour Plato, dans les équipements de l’ESA.
Mi-octobre 2025, le satellite de la mission Plato est enfin assemblé et prêt à entamer sa campagne de tests. Afin de déterminer s’il peut être lancé en toute sécurité, Plato sera soumis à des vibrations intenses et à des émissions sonores extrêmes lors d’essais vibratoires et acoustiques. Ensuite, il sera placé dans le Large Space Simulator (la plus grande chambre à vide d’Europe), afin de vérifier sa résistance aux températures extrêmes et au vide de l’espace.
Lancement de la mission en janvier 2027
Le lancement du télescope Plato est prévu à bord d’Ariane 6 en janvier 2027, direction le point Lagrange L2 à 1,5 million de kilomètres de la Terre.
L’objectif de Plato ? Avec ses 26 caméras ultrasensibles, Plato observera près de 200 000 étoiles à la fois, avec pour objectifs de détecter des exoplanètes, en particulier des planètes telluriques dans la zone habitable de leur étoile, grâce à la méthode des transits planétaires et de mesurer avec la meilleure précision leurs paramètres grâce à l’astérosismologie des étoiles hôtes et les observations de suivi sol.



