Le satellite PLATO, le chasseur d’exoplanètes, a récemment achevé une série de tests décisifs au sein de la chambre d’essai Maxwell de l’ESTEC, démontrant ainsi que ses équipements électroniques sont aptes à fonctionner dans l’espace.

Credit: ESA – R. Moorkens O’Reilly
License: ESA Standard License
Le test des composants électroniques
Cette photo montre le satellite à l’intérieur de cette chambre spéciale. Cette enceinte blindée est dotée de parois, d’un sol et d’un plafond métalliques conducteurs qui forment une cage de Faraday, bloquant ainsi toutes les interférences externes. Son intérieur, haut de 9 m, est tapissé du sol au plafond de picots en mousse qui absorbent les signaux électriques et les sons afin de reproduire le vide spatial.
Une fois la chambre hermétiquement fermée, les ingénieurs ont mis en marche à distance les équipements électroniques de PLATO et leur ont transmis des commandes. Ils ont effectué une série de tests pour s’assurer que les instruments et modules complexes du satellite n’interféraient pas entre eux ni avec les systèmes de communication, ce qui aurait pu créer des « diaphonies » indésirables.
Pourquoi ce test ?
Dans le vide extrême de l’espace, les composants électroniques d’un satellite peuvent se comporter différemment de ce qu’ils font dans un laboratoire d’essais classique au sol. Sans tests appropriés, cela peut avoir des conséquences imprévues susceptibles d’affecter les objectifs de la mission, voire d’endommager l’équipement.
Grâce aux essais menés dans la chambre d’essais Maxwell, les ingénieurs ont vérifié que les nombreux systèmes électroniques de PLATO pouvaient fonctionner ensemble dans l’espace sans interférences – en d’autres termes, qu’ils étaient compatibles sur le plan électromagnétique.
La compatibilité ayant été validée, Plato a désormais franchi la dernière étape majeure de la série d’épreuves que le satellite doit passer pour être déclaré apte au lancement.
Ces épreuves ont débuté en janvier dernier par des essais de vibrations et acoustiques, suivis d’un séjour d’un mois au sein du Grand Simulateur Spatial, où Plato a brillamment réussi une série d’essais exigeants et démontré qu’il était apte à résister aux conditions extrêmes de l’espace.
PLATO s’envolera à bord d’une fusée Ariane 6. Son lancement est prévu par Arianespace pour mars 2027.
À propos de PLATO
La mission Plato (PLAnetary Transits and Oscillations of stars) de l’ESA utilisera 26 caméras pour étudier les exoplanètes terrestres en orbite jusqu’à la zone habitable d’étoiles de type solaire.
L’instrumentation scientifique de PLATO, composée des caméras et des unités électroniques, est fournie dans le cadre d’une collaboration entre l’ESA et le consortium de la mission PLATO, composé de divers centres de recherche, instituts et entreprises européens. Le vaisseau spatial est construit et assemblé par l’équipe industrielle PLATO Core Team, dirigée par OHB en collaboration avec Thales Alenia Space et Beyond Gravity.
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