MISSION PLATO

PLAnetary Transits and Oscillations of stars

LA MISSION PLATO

PLATO, pour PLAnetary Transits and Oscillations of stars (Transits planétaires et oscillations stellaires), est la troisième mission de classe moyenne du programme Cosmic Vision de l’ESA.

Son objectif principal est de détecter et d’étudier un grand nombre de systèmes exoplanétaires, incluant des planètes de toutes masses, de toutes tailles, de tous âges et sur toutes sortes d’orbites, notamment des planètes semblables à la Terre situées dans la zone habitable autour d’étoiles de type solaire. PLATO est conçu pour permettre également une analyse précise de la structure interne des étoiles. 

Plus de 5000 exoplanètes ont été découvertes à ce jour, mais à quoi ressemblent-elles ? Les missions européennes dédiées aux exoplanètes — Cheops, Plato et Ariel — cherchent à le découvrir. Cheops concentrera ses observations sur les mini-Neptunes, des planètes dont la taille se situe entre celle de la Terre et celle de Neptune, en orbite rapprochée autour de leur étoile. Cheops déterminera la taille de ces planètes et pourra peut-être détecter la présence de nuages. Plato étudiera toutes sortes d’exoplanètes et mesurera leur taille ainsi que leur âge. Ses instruments sont si sensibles qu’ils pourraient découvrir la première planète véritablement semblable à la Terre sur une orbite comparable à celle de notre planète. Enfin, Ariel observera les atmosphères des exoplanètes grâce à la technique de la spectroscopie de transmission et révélera leur composition. Ensemble, ces missions permettront de comprendre à quoi ressemblent les exoplanètes et leurs systèmes, et de mesurer à quel point notre propre Système solaire est particulier.
Vue d’artiste du satellite PLATO © ESA/ATG medialab
Vue d’artiste du satellite Plato © ESA/ATG medialab

LES ACTUALITÉS

PLATO arrivant en bateau aux Pays Bas

Fin de l’assemblage et début des tests pour Plato

Les deux parties principales de Plato sont arrivées le 1er septembre aux Pays-Bas par bateau depuis l’Allemagne, où il quitte la salle blanche d’OHB, pour rejoindre celle de l’ESTEC aux Pays-Bas. PLATO arrivant en bateau aux Pays Bas L’assemblage de Plato est terminé Dès le 9 septembre, peu après son arrivée, les ingénieurs de l’ESA ont commencé les opérations d’installation du bouclier et des panneaux solaires de Plato, en  les suspendant afin de les accrocher au module de service. Ils ont ensuite manoeuvré les panneaux solaires et le bouclier suspendus pour l’aligner avec précision sur l’arrière du satellite, avant de…

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La salle blanche où des ingénieurs travaillent sur l'assemblage des composants de vaisseau spatial. Un grand module enveloppé de feuille dorée est délicatement descendu par une grue sur une autre section d'un vaisseau spatial positionnée en dessous. La scène comprend des personnes en combinaisons de salle blanche, des équipements de levage spécialisés et divers appareils techniques, soulignant la précision et le soin requis dans l'ingénierie aérospatiale.

Les yeux de Plato rencontrent son cerveau

Le 11 juin, les ingénieurs des installations d’OHB en Allemagne ont assemblé les deux parties principales du satellite Plato de l’ESA. Ils ont utilisé une grue spéciale pour soulever le module de charge utile de Plato, abritant ses 26 caméras ultra-sensibles, dans les airs et l’aligner soigneusement au-dessus du module de service. Le module de service de soutien contient tout le reste dont le vaisseau spatial a besoin pour fonctionner, y compris les sous-systèmes d’alimentation, de propulsion et de communication avec la Terre. La salle blanche où des ingénieurs travaillent sur l’assemblage des composants de vaisseau spatial. Un grand module…

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Plato s’envolera à bord d’Ariane 6

En janvier 2025, lors de la Conférence européenne de l’espace à Bruxelles, Carole Mundell, directrice scientifique de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), Toni Tolker-Nielsen, directeur des transports spatiaux de l’ESA, et Steven Rutgers, directeur commercial d’Arianespace, ont signé l’accord de lancement de la mission scientifique PLATO de l’ESA. 17e Conférence spatiale européenne – L’ESA et Arianespace concluent l’accord de lancement pour Plato © ESA PLATO (PLAnetary Transits and Oscillations of stars), mission de l’ESA à la recherche d’exoplanètes, embarquera à bord d’Ariane 6 avec 2 boosters depuis le sport spatial européen, en Guyane française, début 2027, et sera placé en orbite…

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L’AGENDA

POURQUOI CHERCHER DES EXOPLANÈTES ?

Et si notre système solaire n’était qu’un parmi tant d’autres ? En cherchant des exoplanétes, PLATO explore les mondes lointains pour mieux comprendre comment se forment les planètes et leurs étoiles…

Pourra-t-on un jour répondre à la question : “Sommes nous seuls dans l’univers ?”

Les questions centrales de Plato

Comment se forment et évoluent les systèmes planétaires ? Une question qui réclame l’étude à la fois des exoplanètes et de leurs étoiles-hôtes.

Au sein des nombreux systèmes planétaires, y a-t-il des planètes potentiellement habitables ? Existe-t-il des planètes jumelles de la Terre ?

Notre système solaire est-il unique, ou bien existe-t-il d’autres systèmes planétaires similaires ?

La première image d’une exoplanète (tâche rouge) orbitant autour de son étoile (tache bleu au centre), capturée par le télescope terrestre européen VLT, basé au Chili © ESO
La première image d’une exoplanète (tâche rouge) orbitant autour de son étoile, capturée par le télescope terrestre européen VLT, basé au Chili © ESO
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* La date exacte de lancement n’est pas encore définie, la fenêtre actuellement prévue est à partir de mars 2027. Une mise à jour sera effectuée dès que la date définitive sera connue.

© 2023 ESA-CNES-ARIANE SPACE / Optique vidéo du CSG – P.Piron

Vue du satelitte Plato sur fond noir. Ses 26 caméras et les ailes déployés, comme dans l'espace
Concept instrumental étudié dans le cadre de la mission PLATO. © ESA/ATG medialab
Méthode de détection des exoplanètes par transit. Quand la planète passe devant son étoile (elle est en transit), la luminosité de l'étoile diminue. Cette baisse est détecté dans la courbe de la lumière et permet de détecter la présence d'une planète en transit.
Méthode de détection des exoplanètes par transit © NASA / JPL
Décalage en longueur d'onde du spectre d'une étoile (effet Doppler) dû à l'effet d'une exoplanète
Méthode de détection par vitesses radiales © ESO
Illustration de la rotation d'une étoile.
Astérosismologie © Mark Garlick / Université de Birmingham

COMMENT FONCTIONNE LE SATELLITE PLATO ?

Le concept instrumental de PLATO est basé sur un ensemble de 26 caméras :

– 4 groupes de 6 caméras dites « normales ». Les caméras de chaque groupe observent le même champ, et les 4 groupes ont des lignes de visée décalées. De cette façon 12 champs de 2 132 deg2 sont observés, soit 5% du ciel.

– 2 caméras dites « rapides » pour observer les étoiles brillantes et pour le guidage fin du satellite.

Grâce à ses 26 caméras, PLATO surveille simultanément des milliers d’étoiles, mesurant leurs variations lumineuses afin de détecter les minuscules baisses de luminosité causées par le passage de planètes devant elles (transits). En parallèle, PLATO analyse aussi les vibrations des étoiles pour mieux comprendre leur structure (astérosismologie, et vitesse radiale avec son segment sol).

LA FRANCE DANS PLATO

PLATO DANS LES MÉDIAS

Mission spatiale : des exoplanètes servies sur un PLATO

La Science, CQFD – 16 février 2026

PLATO combinera observations spatiales et télescopes au sol pour étudier et caractériser des systèmes étoiles-planètes comparables au système solaire. Elle mesurera avec une précision inégalée masses, rayons et âges des étoiles et des mondes découverts. Par quelles méthodes ?

Avec
– Rhita-Maria Ouazzani, astronome-adjointe au Laboratoire d’instrumentation et de recherche en astrophysique (LIRA) de l’Observatoire de Paris – PSL
– Magali Deleuil, enseignante-chercheur au laboratoire d’astrophysique de Marseille

Chasse aux exoplanètes : les 26 caméras de PLATO trouveront-elles une nouvelle Terre ?

Le Blob- 24 mars 2026

Existe-t-il quelque part une planète comme la nôtre, en orbite autour d’une étoile similaire à notre Soleil ? Pour le savoir, l’Agence spatiale européenne (ESA) développe l’observatoire spatial PLATO. Grâce à ses 26 caméras et un large champ de vue, il recherchera des mondes habitables hors de notre Système solaire. Reportage au Centre européen de recherche et de technologie spatiales de l’ESA, aux Pays-Bas, et à l’Institut d’astrophysique spatiale d’Orsay.

Avec
– Ana Heras, cheffe de projet scientifique PLATO à l’ESA
– Thierry Appourchaux, astrophysicien responsable PLATO à l’IAS (Institut d’astrophysique spatiale)